trouver un logement au chomage

Être au chômage n’est pas la situation la plus évidente qui soit quand on cherche à louer un logement. En effet, c’est un contexte qui peut effrayer les bailleurs potentiels, puisque vos revenus sont voués à disparaître si vous ne retrouvez pas une activité professionnelle. Pourtant, être au chômage ne signifie pas forcément être un mauvais payeur.

Mais alors, comment s’y prendre pour convaincre un propriétaire de nous louer son bien lorsqu’on est en situation de chômage ? Plusieurs solutions s’offrent à vous, et nous allons en prendre connaissance dès à présent.

La caution bancaire pour une location

Avoir recours à une caution bancaire peut être une bonne solution lorsque vous avez des économies mais que vous êtes dans une situation précaire (faibles revenus, chômage, salarié en CDD, etc).

Dans ce cas, la banque se porte caution pour vous et bloquera une partie de votre argent sur un compte pour s’en servir en cas de loyer(s) impayé(s). Lorsque la location prend fin, vous récupérez bien sûr la pleine possession de votre argent et pouvez à nouveau en disposer comme bon vous semble.

Cela dit, cette option s’adresse à des personnes ayant des économies assez conséquentes : la banque peut vous bloquer un à trois ans de loyers, ce qui représente tout de même une somme considérable pour une personne précaire.

Faire appel à un ou plusieurs garant(s)

Le fait de disposer d’un garant, voire même plusieurs, peut s’avérer être une sécurité suffisante pour un propriétaire frileux à l’idée de louer son bien à un chômeur. Si les revenus sont suffisamment élevés et stables, le bailleur peut s’en satisfaire, tout comme c’est souvent le cas avec les étudiants.

Attention cependant, si vous doutez vous-même de votre capacité sur le long terme à payer votre loyer en temps et en heure. Vos garants sont en effet engagés auprès du propriétaire pour couvrir vos impayés, et vous vous exposez donc à une situation bien délicate s’il cela devait être le cas.

Faire une demande de location d’HLM

Lorsque vous êtes dans une situation professionnelle précaire, vous avez généralement les revenus qui vont avec. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez donc être éligible à l’obtention d’un Habitat à Loyer Modéré.

Pour entamer les démarches (qui peuvent être assez longues), vous pouvez vous tourner vers le CCAS de votre commune ou vers l’ADIL (Agence Départementale pour l’Information sur le Logement) de votre département.

Location immobilière et chômage : la carte de l’honnêteté

Lorsque vous êtes au chômage et que vous vous présentez à un propriétaire, pas la peine de tourner autour du pot : il finira bien par connaître votre situation professionnelle lorsqu’il s’agira de fournir des bulletins de salaires.

Aussi, soyez honnête directement auprès du bailleur et posez le contexte dès le début. Lorsqu’il s’agit d’une affaire entre particuliers, le feeling peut suffire à faire se décider le propriétaire. C’est en effet plus difficile si vous prospectez auprès des agences immobilières, où les émotions ont rarement leur place : elles ont surtout besoin de garanties et dérogent rarement aux critères imposés dès le départ.

Les aides au logement pour les personnes précaires

Depuis mai 2019, la garantie Loca-Pass, souvent utilisée par les personnes sans emploi en recherche d’un logement, n’existe plus. À la place, Action Logement propose de se rabattre sur la garantie Visale. Cette mesure, gratuite pour le locataire comme pour le propriétaire, vaut comme caution auprès du bailleur et dispense le locataire d’apporter une caution supplémentaire.

La garantie Visale couvre jusqu’à trente-six mois de loyers impayés (à hauteur de 1500 euros pour Paris et 1300 euros pour le reste de la France), et peut également prendre en charge les potentiels dégâts causés par le locataire dans le logement (l’équivalent de deux mois de loyers au maximum). Les frais avancés par la garantie Visale seront à rembourser par le locataire, suivant un échéancier mis en place en fonction de ses revenus.

Le FSL (Fond de Solidarité au Logement) peut aussi être une aide à l’obtention d’un logement pour des personnes en situation précaire. Cette aide vise à accompagner financièrement l’entrée dans le logement, et à y maintenir le locataire même en cas de difficultés. Dans un premier temps, elle peut prendre en charge les frais d’agence, le dépôt de garantie, les meubles de première nécessitée, et les frais de déménagement. Dans un deuxième temps, pour pallier aux difficultés du locataire s’il en rencontre, elle couvre les frais de loyers impayés, les factures impayées, les frais d’huissiers, et autres dettes. Attention, chaque FSL comporte son propre règlement, et les conditions d’attribution et de maintien peuvent donc varier d’un département à l’autre.

Ce que l’on peut en conclure, c’est que trouver une location tout en étant chômeur n’est pas chose aisée, mais ce n’est pas impossible. Pour cela, il faudra peut être vous armer de patience et de ténacité; car les refus peuvent être nombreux. Mais avec une bonne préparation de votre dossier et la pleine connaissance des aides auxquelles vous avez droit, il ne fait aucun doute que vous finirez par signer votre bail d’ici peu de temps !