investissement immobilier a l etranger

Vous souhaitez investir dans l’immobilier, mais vous n’êtes peut-être pas particulièrement séduit par les opportunités qui s’offrent à vous sur le territoire français. Vous pouvez alors envisager de miser votre argent sur un marché immobilier étranger, afin de bénéficier d’autres avantages.

Cette démarche est bien entendu réglementée, puisqu’elle ne doit pas s’apparenter à de l’évasion fiscale. Tant que vous êtes résident français, payant ses impôts en France, vous êtes dans l’obligation de déclarer tous vos revenus, même si vous les percevez depuis l’étranger.

Vous souhaitez investir à l’étranger mais vous n’êtes pas très au fait des choses à prendre en compte ? Cet article vous aide à dissocier les bonnes astuces des pièges à éviter.

Investissement immobilier à l’étranger : ce qu’en dit la loi

Pour commencer, à partir de quand est-on considéré comme un résident français au niveau fiscal ? Selon le site impots.gouv, il faut correspondre à au moins un de ces trois critères :

  • si votre lieu de résidence principale est en France, ou que les membres de votre foyer restent en France dans le cas où vous êtes amené à quitter le territoire pour diverses raisons ;
  • si vous exercez votre activité professionnelle principale en France (salariée ou non) ;
  • si votre principale source de revenus se situe en France (investissements, centre de vos intérêts économiques, etc).

Il est donc très rare d’accéder au statut de non-résident, car il faut pour cela n’avoir aucun intérêt économique important dans le pays, ni y résider principalement, ni même que son propre foyer y réside. Aussi, une personne étrangère qui vivrait de revenus fonciers sur des investissements locatifs français serait considérée comme résidant fiscalement en France.

Même en étant résident français, vous pouvez tout à fait investir votre argent à l’étranger, grâce la liberté de circulation des capitaux. Néanmoins, pour ne pas vous rendre coupable de blanchiment d’argent, la loi impose que vous déclariez tous vos revenus, peu importe leur provenance. Vous devez par exemple avertir les impôts lorsque vous ouvrez un compte bancaire à l’étranger, ou lorsque vous transportez de l’argent hors de la France (en liquide ou par virement) à partir d’un certain montant.

Quelques conseils pour acheter à l’étranger

S’entourer de professionnels de l’immobilier

Ce conseil est autant valable en France qu’à l’étranger, mais probablement encore plus dans le deuxième cas. Investir dans l’immobilier à l’étranger n’est pas sans risque, surtout si vous ne connaissez pas la langue, ni le fonctionnement du pays.

Il est bon de rappeler que les lois en matière d’immobilier et de fiscalité varient fortement d’un pays à un autre. Avant de choisir votre destination, pensez à vous renseigner sur les caractéristiques du pays, ses politiques sociales et fiscales, mais aussi, sur le dynamisme du marché immobilier pour ne pas vous retrouver avec un bien qui perd de sa valeur, impossible à revendre, ou vous coûtant de l’argent.

Bien choisir le pays où l’on investit

Certains pays sont bien connus pour leur réglementation avantageuse en termes de fiscalité, ou encore pour leurs prix plus abordables que sur le territoire français.

Ainsi, investir au Portugal vous permettra de profiter d’un environnement splendide, de prix largement accessibles, en plus d’une fiscalité bien avantageuse. Quand on sait que pour le prix d’un deux pièces à Paris, on peut s’offrir une maison au bord de la mer au Portugal, on aurait tort de s’en priver.

Les Etats-Unis sont aussi très prisés par les acheteurs souhaitant investir à l’étranger. Suite à la crise de 2008, les prix sont aujourd’hui jusqu’à deux fois moins chers qu’avant, et les opportunités d’optimiser son investissement sont réelles : que vous choisissiez de revendre ou de mettre à la location, votre bien sera rentable à coup sûr.

Enfin, le Maroc a également la côte auprès des investisseurs souhaitant profiter de conditions fiscales et environnementales plus alléchantes qu’en France. Pouvant être considéré comme un paradis fiscal, ce pays proposant un cadre de vie idéal a fait en sorte de simplifier les démarches administratives afin de favoriser la venue de nouveaux investisseurs.

La succession pour un achat immobilier à l’étranger

La question de la succession se pose forcément lorsqu’on investit dans l’immobilier à l’étranger. Depuis le 17 Août 2015, une loi européenne prévoit que la succession s’applique en fonction du lieu de résidence du défunt lorsque son décès est survenu.

De manière évidente, selon votre lieu de résidence, les lois en matière de succession peuvent être plus ou moins avantageuses pour votre conjoint(e) ou vos enfants. Si vous voulez vous prémunir d’une réglementation peu intéressante dans votre pays de résidence, vous pourrez rédiger un testament en précisant si vous voulez que ce soit les lois de votre pays natal ou de votre pays de résidence qui s’appliquent lors de la succession, dans la limite des pays de l’union européenne (sauf autre convention internationale).

La question de la succession n’est vraiment pas à prendre à la légère, car selon les pays, les lois qui s’appliquent sont très différentes. En Espagne par exemple, le conjoint sera désavantagé dans le cadre d’une succession, quand en Angleterre ou en Italie, ce sont les enfants du défunt qui sont le moins pris en compte. Vous devez donc être au fait de la réglementation en vigueur dans votre pays de résidence, afin de prendre la meilleure décision pour assurer la protection de ceux qui vous sont chers.

Afin d’éviter la double taxation au moment de la succession, c’est un avocat qui se chargera de déterminer précisément le domicile fiscal de la personne défunte au moment de son décès, et de vérifier qu’aucune convention internationale n’existe avant de définir quels biens seront taxés par quel pays.

Investir dans l’immobilier à l’étranger peut donc s’avérer être un très bon moyen pour vous constituer un patrimoine digne de ce nom, transmissible dans les meilleures conditions en fonction du pays choisi, à condition que vous y résidiez au moment de votre décès. Pour optimiser au mieux votre investissement, veillez à être suffisamment averti des lois en vigueur en France, et dans le(s) pays que vous choisirez pour placer votre argent dans l’immobilier. Afin de vous assurez la meilleure opération financière possible, le plus sûr reste d’investir dans des SCPI internationales de rendement, qui vous garantiront une certaine sécurité dans la gestion de votre patrimoine.