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Que personne ne s’en inquiète : le marché de l’immobilier, et particulièrement celui de l’ancien, se porte à merveille ! Si vous avez acheté un bien au cours de cette année 2019, vous avez dû vous en rendre compte : les prix sont en hausse presque partout, et notamment dans la plupart des métropoles de France. Six grandes villes particulièrement ont vu leurs prix s’envoler, et ces chiffres ne sont pas prêts d’être revus à la baisse !

Le marché immobilier français en plein essor

Alors que l’on pourrait se réjouir des taux d’intérêts qui eux, sont bel et bien en baisse, le prix du marché immobilier ne semble pas vouloir suivre le sens de la marche. Dans un contexte où la demande est supérieure à l’offre, et où les terrains se font rares, il est logique que le prix du marché de l’immobilier augmente. Pour autant, cela ne décourage pas les acheteurs et les investisseurs qui devraient être tout autant nombreux en 2020, voire encore plus.

Comme le souligne Thierry Thomas, Président de l’Institut notarial de droit immobilier, 952 000 logements anciens ont été vendus en France entre janvier et fin septembre, c’est un record, le volume le plus élevé jamais enregistré par nos services.

Pour soutenir la demande toujours plus forte, les banques y vont de leur coup de pouce. Elles assouplissent certaines de leurs conditions, forçant le trait pour les emprunteurs au profil impeccable, et maintiennent les taux d’intérêts à des niveaux battant tous les records, ce qui n’est pas pour déplaire aux investisseurs potentiels.

Paris, Lyon, Rennes et Lille : une augmentation des prix de l’immobilier de 6%

Paris ne fait pas partie des villes où les prix augmenteront le plus, mais elle verra tout de même s’afficher une jolie hausse de 6%. Les investisseurs s’en sont donnés à cœur joie sur les douze derniers mois, ce qui explique que la capitale voit ses prix augmenter de manière vertigineuse depuis un certain temps.

En Bretagne, la ville de Rennes a aussi le vent en poupe. Elle dispose d’un marché immobilier en pleine expansion, avec de nombreux programmes neufs et de réhabilitation, en plus d’être très attractive pour les étudiants et les travailleurs. Elle aussi verra grimper les prix du secteur immobilier d’environ 6%.

Même chiffre pour Lille d’ici Septembre 2020 : dans cette métropole du nord de la France, la demande explose par rapport à l’offre (37% d’acheteurs de plus que de vendeurs). On devrait donc constater une augmentation de ses prix en conséquence.

Enfin, il y aura du mouvement pour Lyon, qui est victime de son succès. Proposant de nombreuses entreprises à la pointe des dernières technologies, géante de l’innovation, cette ville attire de plus en plus de travailleurs, et donc d’investisseurs.

Toulouse et Nantes : une explosion des prix de l’immobilier jusqu’à 9%

C’est à Toulouse et à Nantes que nous observerons la plus grande hausse des prix, probablement jusqu’à 9% d’augmentation pour l’année 2020.

La ville de Nantes, qui accueille environ 4000 personnes en plus chaque année, est elle aussi victime de la tendance qui affiche trop peu d’offres d’achat en comparaison avec le nombre d’acheteurs. Grâce à son marché de l’emploi qui, lui aussi, présente un dynamisme croissant, Nantes compte à présent 23% d’acheteurs de plus que de vendeurs, ce qui lui vaudra également cette hausse estimée à 9% des prix de l’immobilier.

Enfin, c’est Toulouse qui ferme le bal, promise elle aussi à une forte augmentation de ses prix, alors que le marché de l’ancien a déjà bondi de plus de 7% en 2019. Avec un recul du chômage, un marché de l’emploi attractif, et un pouvoir d’achat qui se maintient malgré la hausse, il n’est pas étonnant que cette ville historique d’Occitanie soit autant prisée par les acheteurs et les investisseurs.

Vers une bulle immobilière ?

En immobilier, on parle de « bulle immobilière » lorsque les prix du marché augmentent si rapidement qu’ils finissent par ne plus être en adéquation avec l’économie réelle. En d’autres termes, ils n’augmentent pas proportionnellement aux revenus et ne sont pas rentables en termes de loyers. Est-ce le risque encouru avec ces prix qui n’en finissent jamais de grimper dans les grandes métropoles ? Les avis semblent diverger.

Les notaires se veulent rassurant : la tendance n’est pas généralisée, et certaines zones rurales sont encore dans l’attente et dans l’espoir de voir leur marché immobilier décoller. Pour autant, ils soulignent tout de même le caractère spéculatif du marché, et ce surtout à Paris où les prix grimpent bien plus vite que les loyers (deux fois plus rapidement depuis 2010!).

Mais pour le moment, la limite n’est pas franchie, et certains prévoient même une stabilisation des prix d’ici plusieurs mois, ce qui pourrait faire retomber quelque peu la tension immobilière dans ces métropoles françaises.